Récompensé au festival de Cannes, ce film a laissé une trace à la mémoire des spectateurs français.
Amoral et déchirant, violent....mais quel film!!!
A la fin des années 80, Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé un jour devant chez lui. Séquéstré pendant plusieurs années dans une cellule privée, son seul lien avec l'extérieur
est une télévision. Par le biais de cette télévision, il apprend le meutre de sa femme, meurtre dont il est le principal suspect. Au désespoir d'être séquestré sans raison apparente succède alors
chez le héros une rage intérieure vengeresse qui lui permet de survivre. Il est relâché 15 ans plus tard, toujours sans explication. Oh Dae-Soo est alors contacté par celui qui semble être le
responsable de ses malheurs, qui lui propose de découvrir qui l'a enlevé et pourquoi. Le cauchemar continue pour le héros.
Critiques:
Cette incroyable histoire de vengeance, sorte de pendant tragique à " Kill Bill ", bénéficie d'une interprétation magistrale et d'une mise en scène impressionnante.- Le Parisien
Ce cinquième film de Park Chan-wook séduit grâce à la virtuosité d'une mise en scène époustouflante, à la représentation crue mais dénuée du voyeurisme de la violence et à la frénésie de la
bande-son.- L'Humanité
Park Chan-wook trouve constamment des solutions de cinéma inédites pour recréer le monde instable de son personnage (...) Le cinéaste a le talent de souffler le chaud et le froid. (...) Il y a
chez Park Chan-wook un vrai talent de contrebandier : sous les auspices d'un art populaire, balisé, spectaculaire, il distille les indices d'une crise existentielle subtile et profonde. C'est
exactement ce qu'on attend d'un auteur, un vrai.- Télérama
Au XVIIIème siècle, sous le règne de la dynastie Chosun, Mongryong (Cho Seung Woo), fils du Gouverneur de Namwon, se rend au festival de la pleine lune. Il tombe alors sous le charme de Chunhyang
(Yi Hyo Jeong), fille d'une ancienne courtisane. Elle est la grâce incarnée.
Mongryong lui déclare sa flamme et lui demande sa main d'un trait de pinceau sur sa robe de soie. Elle y consent à la condition d'être son épouse légitime.
Cependant, Mongryong doit quitter Namwon pour poursuivre ses études et accomplir son destin. Chunhyang déchirée par cette séparation implore son bien-aimé, mais en vain. Elle obtiendra seulement
la promesse d'un retour.
Arrive alors le nouveau gouverneur, Byun Hakdo (Lee Jung Hun). Il s'éprend à son tour de Chunhyang mais celle-ci lui résiste et se refuse à lui. Humiliée et battue en place publique, elle trouve
le soutien des paysans de la région qui sont sous le joug du tyran.
Mongryong, devenu entre temps Conseiller Royal et chargé d'inspecter les provinces, se rend incognito, vêtu de haillons, à Namwon. Révolté du sort des paysans et bouleversé par les sévices
infligés à Chunhyang, Mongryong va faire éclater au grand jour la vérité, la justice et l'amour des amants.
L'occasion de découvrir le chant traditionnel coréen....
Au XIXe siècle, "Ohwon" Jang Seung-Up est un artiste peintre coréen connu, non seulement pour son art qu'il maîtrise à la perfection mais également pour son mode de vie libertin, son excentricité
et son amour immodéré de l'alcool. Né en 1843, il disparut en 1897.
Critiques Presses
Le monde: C'est un monde d'une illusion parfaite qui trouve sa place à l'écran, sans que la caméra d'Im Kwon-taek ait, en apparence, cherché à recréer quoi que ce soit. Cette capacité
d'illusion, marque des très grands films, où la notion de vraisemblance ne se pose plus, est, davantage qu'un hommage à la peinture, une exaltation des pouvoirs du cinéma.
Les Echos: Im Kwon-taek nous emmène dans ce rêve avec, à la fois, une truculence follement romanesque et une inspiration esthétique d'une vertigineuse maîtrise. Les images, tableaux
vivants et tableaux peints, ne sont pas seulement magnifiques : elles crèvent l'écran, elles disent la force et le mystère de la création, elles imposent une personnalité hors du commun. Celle du
personnage... et de son biographe. Une perle rare, vraiment.
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