Dans la rue
où les dalles de trottoir
reflètent la lueur de néons,
l’air cendré semble perdre son souffle.
Les épaules saupoudrées de solitude
se mouillent de crachin.
Les regards s’éparpillent
de peur de se croiser.
Une goutte de pluie tombe
de mes cheveux chagrinés.
- écrit par sounya, 2005
par sounya
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S’ouvrir
Laisser venir
Rien dire
Rester ensemble
- poèsie: écrite le 13 novembre 2006, Sounya
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La chaleur sucrée faisait fondre mon corps.
Les arbres, les fleurs, les fenêtres …, ils faisaient la sieste tous ensemble, la ville entière était sous la couette du ciel tendrement alangui. J’ai cru entendre le ronflement des choses,
rassasiées du délicieux sommeil. J’étais certainement seule éveillée dans ce paysage inanimé.
J’ai regardé mon ombre soupçonneusement. Car j’ai cru apercevoir un œil au milieu de son
ventre.
« Je ne te connais
pas. »
J’ai du entendre ainsi sa voix.
Effrayée de sa mine de revenant, j’ai penché ma tête pour voir si elle bougeait comme moi. Elle
a clapoté vaguement : « C’est mon ombre ! »
Le temps était devenu un fil élastique et il se rallongeait infiniment. Je ne voyais pas le
présent passer. Le présent se perdait dans le présent.
- tableau et texte : sounya