Juste un point et .....
- 2 février 2007, sounya.
Je trace pour que cela devienne un signe.
Dans tes yeux
tes souvenirs encore si frais
mouvementent
comme une rivière fugueuse
Pourtant tout ressemble
à un rêve
à un acharnement
à peine suspendue
sur le fil du temps
aussi invisible
qu’une absence….
- écrit en 2006, sounya
Apprenez-moi à respirer
les éclats de la légèreté
Je serai un oiseau blanc
Je frotterai mes ailes
sur la voûte du ciel
Vous me verrez
près des nuages plumeux
- 28 janvier 2009 , sounya
Autour de l’incertain
je dessine des oublis,
et cherche une couleur
pour tracer encore une fois
un chemin peu rassurant.
Savoir où je me situe
est une question.
- 27 décembre 2008,
sounya
L’air se remuait
après un long bâillement.
Le reflet rose s’éclatait
autour du soleil levant.
Comme toujours
son sourire était éblouissant
lorsqu’elle m’a demandé de le regarder :
« Oh, la pleine lune ! »
La mère bien aimée.
Le temps l’a emporté.
- 4 décembre 2008, sounya
Dans l’opacité des souvenirs
qui s’enfuient
une sombre étincelle du présent
s’évanouit.
-
23 décembre 2008, sounya.
Ceci est un extrait de La femme de la brasserie dans Pinceau ivre.
Ses grands yeux noirs étaient devant moi, juste à quelques centimètres. Un souffle froid sortait de sa bouche parfumée d’une odeur inconnue. J’étais ensorcelée. J’allais être transformée en une poupée Kabuki.
J’ai ressaisi mon esprit en secouant la tête. Cette fois-ci, je voyais la réincarnation de « La renarde blanche ».
Selon la légende, cette renarde blanche avait une queue de neuf mètres de longueur et elle se transformait en femme à minuit précis. Elle sortait de la forêt pour aller chasser sa proie du jour. Une fois qu’elle avait repéré un jeune homme, elle le séduisait et faisait l’amour avec lui avant de le dévorer. Elle ne laissait de lui que des fragments d’os et des cheveux. Tous les hommes tombaient sous son charme irrésistible, et ils n’hésitaient pas à lui donner leur vie juste pour une seule nuit de délice.
— La Renarde blanche…, murmurais-je.
— Qu’est-ce que tu disais? m’a-t-elle demandé.
Papa ne sortait plus de la chambre. Toute la journée, on entendait les rires des deux amoureux. L’homme riait « Ha ha ha…. », et la femme « Ho ho ho…. ».
C’était bien normal. Avec une telle beauté, il avait raison d’être si amoureux.
Bravo, papa !
Elle
se levait avant tout le monde, et elle se maquillait aussitôt. Elle se couchait après tout le monde. Personne n’avait vu son visage démaquillé. Toujours bien nippée, elle avait l’art d’entretenir
le secret de sa beauté. Tous les matins, une sylphide au masque de Kabuki me réveillait en me caressant le front de sa main blanche. Ses ongles longs vernis en bleu grattaient délicatement mes
cheveux. Quand j’ouvrais les yeux, la beauté fantomatique me souriait. Tous les jours. Et j’adorais ça.
...........
La femme de la brasserie brisera mon rêve....
- Sounya qui l'aime encore.
Sounya peint et écrit
Fille du peintre coréen Wondang (원당 황인현)
Sounya peint depuis son enfance.
Livres
Ainsi ce monde devient céleste
Poésies anciennes de femmes coréennes
traduites, illustrées par Sounya
Disponible: sur Fnac
Traces et Signes
Poésies et tableaux d'encre de chine de Sounya
Editions Alternatives
Disponible chez Editeur Sounya
Exposition
Exposition "Ainsi ce monde devint céleste"

Les poésies anciennes de femmes coréennes
illustrées par Sounya.
Date: 11 janvier - 18 mars 2012
Lieu: Entrepôt Paris 14ème
Rensignements: www.lentrepot.fr
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