Exposition de Sounya à l'Entrepôt Paris, c'est bientôt !!!
Ainsi ce monde devient céleste
Poésies anciennes (Sijo) écrites par les femmes coréennes, traduites et illustrées par Sounya
L'exposition du 11 janvier 2012 au 18 mars 2012
avec la publication du livre "Ainsi ce monde devient céléste"
Introduction:
Dans la Corée d’autrefois, la plupart des femmes ne savait ni lire ni écrire. Quelques rares femmes avaient l’accès à l’apprentissage de l’écriture : les femmes de famille royale et
d’aristocrates et les courtisanes. Si ces femmes devaient savoir lire et écrire, il y avait une raison précise : pour être une épouse convenable avec son époux, une mère modèle pour ses
enfants, une belle fille à la hauteur pour la famille. Dans le cas des courtisanes, c’était pour distraire les hommes aristocrates qui pratiquaient quotidiennement la récitation des poésies.
A l’époque de la Dynastie Josun (1392-1910) où le néoconfucianisme atteignait son apogée, les sept péchés capitaux étaient reprochés aux femmes : insoumission, ne pas avoir un fils, débauche,
jalousie, grave maladie, bavardage, vol.
Invraisemblable injustice, pourtant c’est ce que les femmes coréennes ont suibi à l’époque jusqu’au début de 20ème siècle.
Cependant on s’étonne de voir des milliers de Sijo, une forme de poésie coréenne d’une grande beauté, écrites par les femmes.
La plupart des poésies sont écrites par des femmes de lettrés et des courtisanes. Mais on observe également des poésies de femmes moines, et de femmes anonymes de la basse société qui n’avaient
pas le droit d’apprendre à lire.
Ces poésies sont restées longtemps méconnues et méprisées. Puisqu’elles sont écrites par les femmes.
Au début de 20ème siècle, certains littéraires commencèrent à étudier les écrits des femmes. Aujourd’hui, les poésies des femmes sont une partie importante de l’histoire de la
littérature de la Corée.
Elles étaient subtiles et sensibles, audacieuses et visionnaires.
Elles savaient ressentir la parole silencieuse de la nature et percer délicatement le secret d’un monde libre.
Elles pouvaient saisir la grandeur de la nature dans des choses infimes: une branche d’arbre, un insecte, une poignée de nuage, une goutte de pluie, etc.
Dans leur âme, rien ne pouvait les posséder, sauf la liberté qu’elles rêvaient dans la plus grande obscurité.
C’est avec étonnement et avec respect que je rends hommage à ces femmes poètes en proposant la traduction de leurs poésies écrites soit en chinois, soit en coréen.
- tableau: Shin Younbok, peintre coréen,18ème siècle
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Vendredi 2 décembre 2011
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