Attrapée par l'ivrogne
ma robe se déchire
en suivant sa main
Je ne regrette pas
la robe en soie
Je crains seulement
que l'amour se déchire
- poésie: Maechang (1573-1610), courtisanne coréenne
- traduction, illustration: Sounya
Je trace pour que cela devienne un signe.
Attrapée par l'ivrogne
ma robe se déchire
en suivant sa main
Je ne regrette pas
la robe en soie
Je crains seulement
que l'amour se déchire
- poésie: Maechang (1573-1610), courtisanne coréenne
- traduction, illustration: Sounya
Je suis l’âme d’un oiseau dont les ailes sont déplumées. En réalité, les plumes se sont enfin libérées une par une. Entendez-vous le battement des ailes déplumées ? Sachez que l’oiseau ne pleure jamais. Il ne sait que chanter.
Il fait beau, et le ruisseau gazouille.
- texte, tableau: Sounya
La harpe, le chant et la poésie
la peinture et le vin
Ainsi ce monde devient céleste
Ne soyez pas jaloux,
les fleurs, les oiseaux !
Le fleuve et la montagne
semblent nous attendre
- Ouncho Kim Bouyong (1813 ~ ?) courtisane coréenne
- Traduction et illustration: Sounya
Exposition de Sounya à l'Entrepôt Paris, c'est bientôt !!!
Poésies anciennes (Sijo) écrites par les femmes coréennes, traduites et illustrées par Sounya
L'exposition du 11 janvier 2012 au 18 mars 2012
avec la publication du livre "Ainsi ce monde devient céléste"
Introduction:
Dans la Corée d’autrefois, la plupart des femmes ne savait ni lire ni écrire. Quelques rares femmes avaient l’accès à l’apprentissage de l’écriture : les femmes de famille royale et d’aristocrates et les courtisanes. Si ces femmes devaient savoir lire et écrire, il y avait une raison précise : pour être une épouse convenable avec son époux, une mère modèle pour ses enfants, une belle fille à la hauteur pour la famille. Dans le cas des courtisanes, c’était pour distraire les hommes aristocrates qui pratiquaient quotidiennement la récitation des poésies.
A l’époque de la Dynastie Josun (1392-1910) où le néoconfucianisme atteignait son apogée, les sept péchés capitaux étaient reprochés aux femmes : insoumission, ne pas avoir un fils, débauche, jalousie, grave maladie, bavardage, vol.
Invraisemblable injustice, pourtant c’est ce que les femmes coréennes ont suibi à l’époque jusqu’au début de 20ème siècle.
Cependant on s’étonne de voir des milliers de Sijo, une forme de poésie coréenne d’une grande beauté, écrites par les femmes.
La plupart des poésies sont écrites par des femmes de lettrés et des courtisanes. Mais on observe également des poésies de femmes moines, et de femmes anonymes de la basse société qui n’avaient pas le droit d’apprendre à lire.
Ces poésies sont restées longtemps méconnues et méprisées. Puisqu’elles sont écrites par les femmes.
Au début de 20ème siècle, certains littéraires commencèrent à étudier les écrits des femmes. Aujourd’hui, les poésies des femmes sont une partie importante de l’histoire de la littérature de la Corée.
Elles étaient subtiles et sensibles, audacieuses et visionnaires.
Elles savaient ressentir la parole silencieuse de la nature et percer délicatement le secret d’un monde libre.
Elles pouvaient saisir la grandeur de la nature dans des choses infimes: une branche d’arbre, un insecte, une poignée de nuage, une goutte de pluie, etc.
Dans leur âme, rien ne pouvait les posséder, sauf la liberté qu’elles rêvaient dans la plus grande obscurité.
C’est avec étonnement et avec respect que je rends hommage à ces femmes poètes en proposant la traduction de leurs poésies écrites soit en chinois, soit en coréen.
- tableau: Shin Younbok, peintre coréen,18ème siècle
Kiss !
Aux bords de mon cœur tremblant....
- tableau, texte par sounya. le 6 novembre 2011
l'Exposition
A porto Viro en Italie....
Sounya expose....
en Italie - Porto Viro
- du 2 au 4 septembre
A la galerie Le Pont des Z'Art......
Du 24 juin au 10 juillet
50 Grande rue
74910 Seyssel
Vernissage: vendredi 1er juillet 2011 à 18 H.
Exposition personnelle de Sounya aura lieu
à Garerie le Pont des Z'Arts à Seyssel
du 24 juin au 10 juillet
Le vernissage: le vendredi 1 er juillet à 18 H 00
Sounya sera présente pour vous acueillir.
L'adresse de la galerie: La grenette. 50 Grande rue, Seyssel 74910
Hier j’étais de bonne humeur dès le matin.
Je méditais assis sur mon coussin.
Quelque chose bougeais autour du pot de fleurs posé sur la table.
J’ai levé la tête et vu un petit oiseau qui était en train de sauter par ici par là.
J’ai aimé l’arrière-plan de cette vision….
Il s’est envolé après un bref moment.
Pourquoi n’est-il pas resté jouer encore plus… ?
J’avais laissé les fenêtres ouvertes à cause de la chaleur et c’est comme cela que c’est arrivé.
Il y a six pots de fleur dans ma chambre.
Je ne sais pas depuis combien de temps qu’ils étaient là. J’ai découvert quelques être minuscules sur les pots.
J’ai pris ma loupe pour les voir de près.
Des bébés escargots et des mini insectes dont je ne connais pas les noms….
D’où sont-ils venus ?
Je leur ai mis des épluchures des fruits, ils sucent habilement le jus des fruits et ne laissent que de la peau.
Il n’y a pas longtemps, j’étais en plein révérence devant l’autel après la méditation quotidienne, et j’ai remarqué un truc gris collé sur la mangue.
Bizarre… ! Je l’ai pourtant bien lavée….
Je me suis rapproché de l’autel et ce que j’ai vu….
Mon dieu !
Un énorme escargot !
Est-ce vrai que j’ai vénéré l’Escargot Bouddha ?
J’ai fini la vénération jusqu’au bout.
Il a dû sentir l’odeur, est monté sur l’autel sans pouvoir résister à la tentation, c’était tellement irrésistible.
Qu’il devait avoir faim !
Finalement je l’ai laissé prendre son repas.
Dans le potager, les piments poussent vigoureusement malgré l’ensemencement tardif.
Je vais bientôt pouvoir déguster les salades, c’est uniquement pour le plaisir de les élever plutôt que de les manger. Une touche de vie….
Par contre les hibiscus ne se portent pas bien et les chrysanthèmes ne sont même pas germés.
La plupart des plantes qui sont dans la cours sont des cactus. Je les salue et converse avec eux sans paroles.
Je remercie le destin et d’être ici simplement.
A Daramsala, Cheongjeon.
- Cheong Jeon est un ami moine avec qui je corresponds régulièrement. Il a publié deux essais en Corée sur sa vie de moine bouddhiste à Daramsala en tant que disciple de Dalai lama.
Ses deux livres étaient très aimés par les lecteurs.
20 ans avec Dalai
lama
Je marche avec
Bouddha
Sounya peint et écrit
Fille du peintre coréen Wondang (원당 황인현)
Sounya peint depuis son enfance.
Livres
Ainsi ce monde devient céleste
Poésies anciennes de femmes coréennes
traduites, illustrées par Sounya
Disponible: sur Fnac
Traces et Signes
Poésies et tableaux d'encre de chine de Sounya
Editions Alternatives
Disponible chez Editeur Sounya
Exposition
Exposition "Ainsi ce monde devint céleste"

Les poésies anciennes de femmes coréennes
illustrées par Sounya.
Date: 11 janvier - 18 mars 2012
Lieu: Entrepôt Paris 14ème
Rensignements: www.lentrepot.fr
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