Lundi 19 février 2007


Selon une légende, le Zen a commencé par une allusion visuelle.
Un jour le Bouddha ne donna pas à ses disciples son habituel sermon verbal, mais se tint simplement une fleur à la main. Un seul disciple comprit ce message : le Zen (d'un mot sanscrit signifiait "méditation") était né.

Il y a plus de mille ans, les maîtres zen avaient à l'occasion recours à la peinture comme moyen d'enseignement. Les peintures à l'encre servaient de support à la méditation de leurs disciples.

Je ne suis pas bouddhiste.  Je n'ai pas de religion.
Mais je considère le Bouddhisme comme un courant de pensée philosophique.


Le Zen nous apprend non seulement à entendre, mais aussi à écouter; non seulement à regarder, mais aussi voir; non seulement à penser, mais à ressentir; et surtout à ne pas nous arrêter à ce que nous connaissons, mais à accepter tout ce que nous pouvons découvrir de la diversité du monde et à nous en réjouir. - dans "L'art Zen", Stephen Addiss


- tableau : Joung Kouang, moine coréen.
par sounya publié dans : textes 글
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Samedi 17 février 2007

     


                                                                             
Les lèvres rouges violettes
de la femme de la brasserie
brillaient sous la lune radieuse.

« Tu n’a jamais vu une femme? »
me demanda-t-elle
en expirant longuement
la fumée de cigarette.

Ivre de ses lèvres sensuelles
envieuses de ses ongles vernis
je titubais de vertige.

« Quand je serai grande,
je serai la femme de la brasserie. »
Je fis mon vœux devant la lune.


- écrit; 2 février 2007, sounya
par sounya publié dans : trace et signe 선과 의미
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Samedi 17 février 2007
     
 

[« Traces et Signes »] 

On pense aux grands, surtout à Jenkins, quand on découvre son travail de papier, d’encre et d’eau ; au pinceau, une technique extrême-orientale, c’est possible, ce qui ne veut pas dire grand chose en définitive, mais surtout un regard où la couleur est monument, présence, emballement, voyage, matière - ajouter à cela un œil. Un œil de peintre pour un regard de poète.

Nous la connaissions déjà Sounya chez Graphos, par l’intermédiaire d’un ami calligraphe amateur éclairé de Bonzaï, de la région de Nice… qui nous avait signalé son blog, superbe, très graphique et représentatif d’un beau travail de qualité, entre tachisme et poésie, entre orient et occident. Le temps de faire chauffer le PC et les neurones, les feuilles volantes et quelques bouts de post’it pour un projet d’article pour la LdT… et Sounya s’était envolée, je veux dire que son blog s’était envolé…

La revoilà donc avec cette édition aux couleurs flamboyantes et son travail récent. Nous en dirons encore un mot dans notre LdT No 50 en avril, en attendant ne manquez pas de découvrir en librairie ou sur le site des éditions Alternatives, ce voyage rêvé aux pays des songes par une artiste graphique venue d’un pays aux matins calmes et aux nuits ensoleillées.

- 8/2/2007 sur le Bolg de Graphos,

par sounya publié dans : rencontres 만남
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Jeudi 15 février 2007


La spécificité de la peinture asiatique peut s'expliquer par le fort caractère méditatif qui apporte quiétude, calme, et sérénité de l'esprit.
La première étape de la pratique de la peinture commence par la méditation en fabriquant  de l'encre. Avant et pendant l'exécution de la peinture, la concentartion de la pensée est indispensable.  La peinture n'est pas une simple expression picturale, c'est à la fois une création artistique et une discipline de la Voie. C'est pour cela que l'on appelle la peinture " la Voie de peindre ", et la calligraphie "la Voie d'écrire ".


























" Art crée la beauté, la perfection, l'harmonie, l'ordre qui servent à susciter un sentiment de bien être, en présentant un monde conforme aux aspirations humaines. Il développe et enriche la personnalité humaine et lui permet de cultiver ses facultés créatrices."

 - Robert.S.Woodsworth, "Pensée visuelle"
- tableau : Wondang
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Mardi 13 février 2007


















Un  bourgeon de saule
ouvre sa coquille
sous le soleil langoureux.

Un jaune poussin curieux
écarquille ses yeux noirs.

« Maman, qu’est-ce que c’est? »

Pio, pio, pio….!
par sounya publié dans : trace et signe 선과 의미
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Mardi 13 février 2007

- La calligraphie est très importante chez vous?

Bien sûr. Traditionnellement, on écrivait depuis l'enfance, avec un pinceau et l'encre de chine. C'était même la base de l'éducation. j'ai appris un peu à l'école, puis mon père pratiquait l'encre de chine.

- Il vous a appris, votre père?

Oui.

- Il n'a pas eu peur d'avoir une fille d'artiste?

Je crois qu'il n'a pas eu peur, mais les entourages de ma famille, oui, ils avaient peur. Mais je n'ai jamais envisagé de devenir artiste. C'est venu naturellement. Je ne fais pas par la volonté de le faire, je le fais par la nécessité. J'ai besoin de m'exprimer.

- Ce n'est pas difficile de pratiquer votre art en France?

Non, seulement depuis que je suis arrivée en France, loin de ma culture, j'ai commencé à découvrir ce qui était bon dans ma culture. C'est seulement ici que j'ai découvert que j'avais un héritage culturel magnifique, et qu'il fallait développer ce qui était dans ma racine.

Si je n'étais pas venue en France, je ne suis pas sûre que je le développerais aussi loin.


- Extrait de l'entretien avec Lionel Herrmani sur la radio France Bleu Pays d'Auvergne, le 22 janvier 2007.
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Jeudi 8 février 2007



















Le printemps arrive  sur les lèvres des femmes
comme un léger parfum du désir......



-tableau : 42 x 32 cm, encre de chine, aquarelle sur papier, 7 février 2007.
par sounya publié dans : trace et signe 선과 의미
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Mercredi 7 février 2007

Traces et Signes, livre de Sounya

"Une production d'expression abstraite ayant comme sujets des "Traces et Signes", dans des déclinaisons les plus diverses, passant de la calligraphie pure, héritage de l'oeuvre d'un père artiste peintre calligraphe disparu trop tôt, à des formes plus ou moins estompées, marquées par une symphonie de couleurs variées ou à l'encre de chine.

Une expression abstraite où la figuration du monde apparaît cependant sous une symbolique issue de la culture coréenne ancienne : le cercle pour l'univers, le trait pour l'homme et où l'oeil est souvent présent. Un oeil qui caractérise la curiosité de l'artiste à s'interroger sur la vie et le monde.

Un ensemble de réflexions issues du souvenir de l'univers de son enfance et de ses nombreuses méditations, qu'elle livre dans le prolongement de son oeuvre graphique avec souvent une saveur poétique.

Avec pour finalité, le désir de communiquer, avec son public et de rompre sa timidité, par l'interface de son oeuvre, les mots, les traces et signes servant de vecteur de questionnement pour ses interlocuteurs."

                                                   
  - dans le journal LA MONTAGNE, le 10 janvier 2007
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Mercredi 7 février 2007
 
Passion du livre présente l'ouvrage de Sounya,

paru récemment chez Editions Alternatives.
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Lundi 29 janvier 2007



















I
vrogne,
il tira ma jupe
et la déchira.

La jupe en soie
je ne la regrette pas.

Je crains seulement
que l'amour ne se déchire.


- Maechang (1573 -1610), courtisane. -traduction : sounya.




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